Rénovation de la Mairie

Rénovation de la mairie

Dans le cadre de la Convention des maires, la commune de Chantepie s’est engagée à réduire, sur son territoire, de 20 % ses consommations d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre (rapporté par nombre d’habitants).
Pour cela, un Plan d’action pour l'énergie durable (PAED) a été défini et voté en Conseil municipal.

Pour les bâtiments publics, l’atteinte de ces objectifs passe obligatoirement par une efficience énergétique pour les projets construit après cette date (Pôle petite enfance, extension de l’École de musique), mais surtout par des actions de maîtrise de l’énergie pour les rénovations des bâtiments existants. Les travaux menés sur la Mairie en sont un exemple, puisqu’en 2009 Chantepie a décidé sa rénovation.

 

Cela s’est traduit par deux actions principales :

  • le remplacement des fenêtres (rez-de-chaussée et étage) qui est une des principales sources d’économie d’énergie (environ 17 % de gain estimé). Les surfaces sont importantes et donc déperditives. Les nouvelles fenêtres sont deux à trois plus performantes que les anciennes (performance caractérisée par le Uw (2), puisqu’il est passé de 4,95 à 1,8 W/m².K après travaux).
  • le changement de la production de chaleur avec une nouvelle programmation (environ 19 % de gain estimé). Une chaudière à condensation a été installée, elle permet de récupérer une partie de la chaleur des fumées pour les besoins de chauffage.

 

D’autres solutions ont été mises en place, comme :

  • l’isolation thermique des murs extérieurs pour une partie du rez-de-chaussée,
  • le zonage thermique, entre la salle du Conseil municipal et les parties fonctionnelles,
  • des robinets thermostatiques pour certains radiateurs…

Les premiers résultats sont visibles sur 2012. Avant travaux, la consommation moyenne de gaz de la Mairie (de 2007 à 2010) était de 134 000 kWh/an et les émissions annuelles de CO2 de 31 tonnes. Si on compare aux deux années antérieures à 2011, la baisse est de l’ordre de 40 %. Cependant les conditions météorologiques étaient bien plus favorables sur 2011. Une fois l’influence du climat enlevée, la diminution « réelle » des consommations de gaz est de l’ordre de 22 % après travaux. Le gain annuel est d’environ 28 000 kWh et 1 500 €.

 Si l’on se projette sur 20 ans :

  • c’est 560 000 kWh de gaz évité (c’est l’équivalent des besoins de chauffage de 58 maisons moyennement isolées) ;
  • près de 51 000 € d’économie ;
  • et 130 tonnes de CO2 évités.
     

Voici une bonne illustration du fait que les objectifs pris lors de la Convention des maires peuvent être atteints par des décisions volontaristes.