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Améliorer la sécurité et la tranquillité publique

Publié le 01/11/2014

Chantepie nous offre un beau cadre de vie. Pour pouvoir continuer à l’apprécier pleinement, chaque Cantepien doit respecter cet espace de vie commun.
C’est une condition nécessaire au bien être de la vie en collectivité.
Ce n’est toutefois pas suffisant pour se sentir bien dans sa ville.
La qualité des relations humaines avec nos voisins, le respect des autres, les marques de politesse et les attentions que nous portons aux personnes que nous croisons dans nos rues participent tout autant, si ce n’est plus, au plaisir que nous ressentons d’être Cantepien.
Il nous faut entretenir ce bien vivre ensemble en luttant contre ce qui peut y porter atteinte.
Ainsi, notre Police municipale est sur le terrain, proche de vous et :

  • fait de la prévention des actes de délinquance juvénile dans les écoles ;
  • établit des liens avec les jeunes, la population, le centre de loisirs, les gestionnaires d'immeubles, les services sociaux ;
  • patrouille quotidiennement pour assurer une surveillance du territoire communal.

Comme nous nous y étions engagés dans notre projet municipal, nous allons créer un poste de médiateur de rue pour développer la responsabilité citoyenne et le respect des règles de vie en collectivité afin de mieux prévenir les incivilités.
Nous allons également mettre en place un dispositif de vidéo protection. La vidéo protection est un bon outil d'investigation par l'apport d'éléments d'information décisifs dans une enquête judiciaire. Elle s'avère également être un bon moyen de gestion des troubles occasionnés dans l'espace public. La vidéo protection est un facteur dissuasif fort qui contribuera à repousser les auteurs de faits délictueux et à asseoir le sentiment de sécurité.
Je vous souhaite une bonne lecture de ce dossier qui détaille ces différents sujets liés à la sécurité.

René ROUSSEL
Maire-Adjoint délégué à la Sécurité et à la Prévention, à l’Environnement et aux Espaces verts

 

La Vidéo Protection

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La vidéo protection c’est l’application à la sécurité, des techniques de création et d’exploitation à distance d’images appelées vidéosurveillance.
La vidéo protection est un outil de prévention, de dissuasion.

Différents éléments ont conduit à avoir une réflexion sur la vidéo protection dans la ville de Chantepie :

  • le recueil de doléances et des plaintes suite aux constats de regroupements de personnes sur l’espace public, et/ou jouxtant ou occupant les parties communes des immeubles,
  • le recensement des incivilités, leur localisation, parfois leur non élucidation.
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 La commune s’est arrêtée sur deux types de caméras :

  • l’une pour avoir une vision urbaine de ce qui peut se passer sur l’espace public (jouxtant par exemple les commerces de proximité) ;
  • la seconde pour une vision dite de base et d’ordre public. La vision de base ce sont les aires de jeux, les placettes, les complexes sportifs. La vision d’ordre public ce sont les pénétrantes, c’est-à-dire les entrées de ville.

La vidéo protection est un élément dissuasif fort : le fait de savoir que l’on est vu, amène à modifier son comportement ou à se déplacer. Elle assoit le sentiment de sécurité.

Elle présente de nombreux atouts tels que
:

  • une aide à l’intervention, notamment lors d’actes de délinquance commis en flagrant délit ;
  • un outil d’investigation ;
  • c’est un bon moyen de gestion des troubles occasionnés dans l’espace public ;
  • le visionnage de la voie publique assure la protection des bâtiments et installations publics et de leurs abords ;
  • la constatation d’infractions aux règles de circulation ;
  • la prévention des attentes à la sécurité des biens et des personnes.

Le phasage

Cinq mois de réflexion, de travail d’approfondissement, de recueil d’éléments ont été nécessaires. Pour faire murir cette réflexion, l’élu en charge de la sécurité et de la prévention, ainsi que des responsables de la Police municipale et du Pôle Administration Générale et Vie Publique, se sont déplacés sur différents lieux.
Ils ont visité le Commissariat central de Rennes et son PC vidéo. Ils ont pu visionner en direct les images de la ville de Dinard sur le PC de la Police, ainsi que celles en provenance de la ville de Rennes. Visite aussi sur site des outils mis en place en matière de vidéo à la ville de Vitré.
Pour une meilleure réactivité des services, les images seront transmises en simultané du futur PC de Chantepie vers le PC du Commissariat.
Trois phases de mise en œuvre de la vidéo protection dans la commune sont prévues (échelonnement du positionnement des caméras).
En amont de la mise en œuvre, la ville élaborera un cahier des charges, une demande d’agrément, une convention avec les services de l’État pour l’utilisation des images, une consultation des entreprises, l’installation et la formation du personnel.
Les premières caméras seront mises en service début 2015.

 

Le Médiateur de rue

Un autre dispositif va être mis en place pour travailler à la prévention de la délinquance des jeunes : le recrutement d’un médiateur de rue.
On constate des doléances et de plaintes, des regroupements, des incivilités, des provocations, les appels au 17, des injures, des déchets alimentaires... La Police municipale œuvre au titre de cette médiation, mais sa mission fait qu’elle ne peut pas être présente à tout instant. Et sans doute, pour certains le port de l’uniforme peut se révéler être un frein à la médiation.
Le médiateur de rue est à mi-chemin entre l’animation, le social et la sécurité.
La mission du médiateur de rue consistera à créer du lien et de la confiance :

  • pour résoudre les troubles relatés dans les différents quartiers par les riverains ;
  • identifier les auteurs d’actes de malveillance ;
  • écouter les jeunes, identifier leurs attentes, leurs besoins ;
  • proposer des solutions de règlement de conflit mais aussi des solutions pour que ces jeunes retrouvent la voie de l’envie, le bon chemin ;
  • échanger avec les parents des jeunes mineurs pour une meilleure compréhension de leurs difficultés.

Comme pour la vidéo protection, le groupe a échangé avec la Police municipale de Vitré et les médiateurs de rue du service. Il a aussi rencontré le Maire de Gévezé et l’association de médiateurs qui intervient dans la commune.
Le plan d’actions pour la prévention de la délinquance et de la sécurité en cours d’élaboration envisage la création d’un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD).

 

Le civisme : nous sommes tous concernés

De nombreuses incivilités sont relevées, et ce dans différents domaines :

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Les déchets
Une action préventive est faite par la Police Municipale par des rappels mis dans les boîtes aux lettres et/ou des affiches. En cas d’infraction, il va y avoir verbalisation par le paiement d’une amende de 35 €. En cas d’identification, une amende est de 150 € est établie.
Collecte des déchets

  • Ordures ménagères : le lundi à partir de 14h
  • Tri sélectif (sacs jaune, déchets recyclables) : le jeudi à partir de 6h

Déchèterie : Rue René Cassin
Ouverte du lundi au samedi : de 9h-12h / 14h-18h
Fermé le mardi matin

Les déjections canines
Laissées sur la voie publique, les crottes engendrent des odeurs nauséabondes, des glissages et des risques de blessures. Cela part d’un certain incivisme des propriétaires de chiens qui ont l’obligation, par arrêté municipal, de tenir en laisse leur animal pendant sa promenade. Des distributeurs de sacs implantés au fur et à mesure du développement de l’habitat sont disposés un peu partout dans la ville. Une réflexion est en cours sur la rédaction d’un arrêté municipal spécifique via le règlement sanitaire départemental.

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Les stationnements anarchiques et abusifs
Les stationnements anarchiques gênent considérablement les piétons, les personnes à mobilité réduite et les poussettes car ils ne peuvent librement circuler sur les trottoirs. Quant aux stationnements abusifs : cela peut aller jusqu’à la procédure de mise en fourrière.

Les troubles liés au regroupement de personnes : il en va de la responsabilité des parents qui doivent veiller sur leurs enfants mineurs.

Respectons notre espace de vie commun !

 

La Commission « Sécurité et Prévention de la Délinquance » de l’APVF (Association des Petites villes de France)

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Le mardi 14 octobre s’est déroulée la première réunion de la commission « Sécurité et Prévention de la Délinquance » de l’Association des Petites villes de France.
Pour en faire un lieu d’échange sur les bonnes pratiques, y recueillir des idées et valoriser les actions efficaces qui sont mises en place dans nos communes, un questionnaire sera adressé aux 1 200 communes adhérentes pour recenser leurs attentes et répondre aux mieux à leurs préoccupations.
Les responsables de la commission, présidée par M. le Maire, seront aussi reçus par les autorités de l’État : commissions parlementaires, ministères.
Ces actions permettront de sensibiliser l’État sur les nécessaires moyens à donner à nos communes (effectifs, coordination, médiation) pour maintenir la sérénité de nos quartiers et leurs habitants, et de nourrir notre action municipale des expériences réussies dans d’autres villes de 2 500 à 20 000 habitants.

 

Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD)

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Qu’est-ce que le CLSPD ?
Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance « c’est le cadre de concertation sur les priorités de la lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance dans les communes ». C’est l’instance de suivi et d’animation de la politique locale de tranquillité publique et de prévention.
Il favorise l’échange d’informations entre les responsables des institutions et organismes publics et privé concernés, et peut définir des objectifs communs pour la préservation de la sécurité et de la tranquillité publiques.
Le CLSPD est rendu obligatoire dans les communes de plus de 10 000 habitants et dans celles comprenant une zone urbaine sensible.

La composition du CLSPD
Présidé par le Maire ou son représentant, il comprend :

  • le préfet et le procureur de la République, ou leurs représentants
  • le président du Conseil général, ou son représentant,
  • des représentants des services de l’Etat désignés par le préfet,
  • le cas échéant, le président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, compétent en matière de dispositifs locaux de prévention de la délinquance et auquel la commune appartient, ou son représentant.

La composition du CLSP est fixée par arrêté du Maire.