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La vie associative

Publié le 01/09/2013

Le secteur associatif Cantepien est très riche et dynamique. Les acteurs sont nombreux, il n’y a pas moins de près de 80 associations, qui proposent des activités très variées, mêlant culture, sports, loisirs, solidarité… La ville est régulièrement animée de grandes et belles manifestations qui la rythment. Le forum des associations est un moment pour les gens de s’investir dans la vie associative. Quatre présidents vont s’exprimer sur le rôle des associations au sein de la commune.

 

 Chant'Flore

Christine Roquais, présidente de l’association Chant’Flore depuis 3 ans

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L’association Chant’Flore compte 83 adhérents, effectif en augmentation par rapport à la saison précédente. On y trouve principalement des Cantepiens (43), des membres en provenance de Rennes (12), de Cesson-Sévigné (11) mais aussi des communes environnantes comme Janzé, Noyal… Le Conseil d’Administration est composé de 12 personnes, le bureau se réunit une fois par mois. Les activités se déroulent une fois dans le mois, les cours ont lieu en journée ou en soirée. Il y a différents niveaux car l’association s’adresse aux débutants comme aux initiés et à différentes tranches d’âge. Il n’y a pas encore d’hommes parmi les adhérents mais ils sont les bienvenus. Dans l’art floral il y a la fleur et le plaisir du bricolage, pour rajouter aux compositions florales des éléments glanés dans la nature, confectionner des objets… L’art floral évolue, il y a des modes ; maintenant on va plus vers des compositions dépouillées et qui utilisent différents matériaux. Les stages sont animés par Mariannick Bourdel formée par l’association, les cours d’art floral sont donnés par un professionnel (Béatrice Piot) d’où l’utilité de la subvention municipale, l’atelier Ikebana par un diplômé d’art japonais (Soizic Lefranc). Chant’Flore aimerait voir se développer des échanges avec les associations des communes voisines et avoir des informations sur ce qui s’y déroule.Vous pouvez nous retrouver le site Internet de l’association qui vient d’être refait, http://www.chant-flore.fr/

Josy Lavillonnière : Qu’est-ce qui vous a motivé pour prendre la présidence de l’association ?
Christine Roquais : Il avait un an que je faisais de l’art floral quand j’ai été sollicitée pour prendre la présidence de l’association. J’ai accepté parce que cette activité m’intéresse, j’étais disponible venant d’arrêter mon activité professionnelle, et qu’il y avait une bonne ambiance et un esprit de convivialité au sein de l’association.
J.L. : Qu’est-ce qui vous a aidé dans cette fonction ?
C.R. : On a beaucoup de chance à Chantepie car les élus et les agents municipaux sont toujours à notre écoute et répondent à nos besoins dès qu’ ils le peuvent. La municipalité s’intéresse à ce qu’on fait et est toujours très présente lors des expositions, le personnel municipal est disponible. C’est aussi une aide précieuse pour les associations d’avoir des salles mises à leur disposition gracieusement, ce qui n’est pas toujours le cas dans toutes les communes. Lors des expositions, tout le monde s’y intéresse et essaie de faire en sorte que cela se passe le mieux possible. Les relations avec les autres associations sont aussi des atouts car elles sont là pour s’entraider et nous souhaitons poursuivre notre participation avec elles. D’où le projet d’exposition multi associative à l’initiative des associations Les Doigts d’argile, Pinceaux et Couleurs, Objectif 35135, Chant’Flore, en octobre 2014 autour d’un même thème, exposition que nous espérons présenter dans la nouvelle salle du complexe sportif des Deux Ruisseaux. 
J.L. : Avez-vous rencontré des difficultés ?
C.R. : Pas vraiment. Nous apprécions d’avoir la salle de la Maison des associations à notre disposition mais nous avons signalé qu’en hiver il y fait froid.
J.L. : Pour vous quelle place peut prendre une association dans le développement de la ville ?
C.R. : Les associations ont une place importante dans la vie d’une ville. Elles font partie du dynamisme d’une commune. Les expositions mettent en valeur ce qui est fait par les adhérents d’une association.

 

Le Temps des Loisirs

Françoise Pouëssel, présidente du club Le Temps des Loisirs depuis 6 ans

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Josy Lavillonnière : Qu’est-ce qui vous a conduit à prendre la présidence du club ?
Françoise Pouëssel : J’étais adhérente depuis 13 ans au club mais le fréquentais pas beaucoup car j’avais déménagé entre temps dans une commune voisine. Puis quand je suis revenue à Chantepie où j’avais des liens, le président de l’époque m’a proposé de faire partie du bureau de l’association. Puis j’ai été élue présidente. J’y ai pris goût, j’ai été bien accepté, petit à petit j’ai pu imprimer ma façon de faire.
J.L. : Qu’est-ce qui vous a aidé à mener cette présidence ?
F.P. : C’est avant tout la confiance de tous, aussi bien celle des adhérents que le Conseil d’Administration. Je connaissais déjà beaucoup d’adhérents et mon expérience professionnelle passée de direction m’a aussi beaucoup aidée, au niveau de la prise de parole, de la rédaction…Les bonnes relations développées avec la municipalité nous aident, ainsi que l’aide financière et la mise à disposition de salles gratuitement qui ont été maintenues.
J.L. : Avez-vous rencontré des difficultés ?
F.P. : Je n’ai pas rencontré de difficultés. De par mon caractère, j’arrive à affronter et contourner les difficultés. Il faut être diplomate, savoir aborder les personnes et s’adapter à chacun, reconnaître ses préoccupations.
J.L. : Selon vous, quelle place peut prendre une association dans le développement de la ville ?
F.P. : Les associations c’est très important car elles regroupent des personnes de différents milieux, de différentes professions. C’est la réunion de personnes autour de projets communs. Cela peut apporter beaucoup à la commune. Mais une association peut avoir de l’influence et de bonnes relations avec la municipalité mais elle doit rester neutre, car elle n’est ni politicienne ni confessionnelle. Le président n’a pas à faire état de ses opinions au sein de l’association.

 

Association Sportive de Chantepie

Philippe Leprince, président de l’Association Sportive de Chantepie (ASC) de 1991 à 1994

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Josy Lavillonnière : Vous avez été président de l’ASC. Qu’est-ce qui vous a motivé pour prendre cette fonction ?
Philippe Leprince : J’ai été président de la section Basket et vice-président de l’ASC pendant 4 ans. Diriger l’ASC a été la suite logique quand l’association s’est structurée sur le plan social. Jai participé à la reconstruction de la salle des sports Robert Alain avec la municipalité conduite par André Bonnin. Il y avait déjà 2 200 adhérents environ et 14 sections dont toutes les sections phares.
J.L. : Quels ont été les atouts qui vous ont aidés à mener cette présidence ?
P.L. : Il y a tout d’abord la bonne connaissance du milieu car j’y étais depuis longtemps, Je connaissais bien les gens, les adhérents, la municipalité et surtout le responsable des sports de l’époque.
Un autre atout a été ma capacité à gérer du personnel associatif, à monter des dossiers de subvention, budget, etc. Ensuite il faut savoir faire preuve de diplomatie et savoir prendre du recul.

J.L. : Avez-vous rencontré des difficultés ?
P.L. : Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières. Mais il y a la lourdeur de la fonction, il peut y avoir une certaine lassitude à animer régulièrement des réunions. Il y a aussi la contrainte de la présence importante.
J.L. : Quelle place peut prendre une association dans le développement de la ville, selon vous ?
P.L. : Cela paraît fondamental l’existence des associations. S’il n’en a pas dans une commune il est difficile de retenir les individus. L’association fédère, permet de rencontrer des gens. La commune l’a bien compris et apporte par son aide, aide qui met en avant le dynamisme de la ville sur le plan sportif notamment. Le partenariat avec la municipalité, notamment sur les grands événements, aide beaucoup.

 

Michel Hersant, président de l’Association Sportive de Chantepie (ASC) depuis Février 2008

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Josy Lavillonnière : Vous êtes le président de l’ASC. Qu’est-ce qui vous a motivé pour prendre cette fonction ?
Michel Hersant : J’étais le président de la section Tennis de l’ASC (2001-2012). J’étais en retraite depuis un mois, donc assez disponible, quand on m’a demandé d’être le président de l’association, ce que j’ai accepté à la condition d’avoir l’aide d’un trésorier. J’avais aussi de nombreuses expériences en milieu associatif.
J.L. : Qu’est-ce qui vous a aidé dans votre fonction ?
M.L. : Avant mon arrivée c’était le trésorier de l’association qui s’occupait de tout, or il y avait beaucoup de salariés. Le travail était bien fait mais la tache lourde. Nous avons décidé d’adhérer à l’association Sports 35 qui prend en charge la gestion des salariés. Nous avons aussi signé la Convention Collective Nationale du Sport (CCNS) pour l’encadrement des salariés dans un cadre administratif très précis. Je peux ainsi soutenir le travail du trésorier dans le suivi du contrôle des sections (comptes bancaires, virement des salaires…). Tous les atouts pour bien travailler étaient présents.
J.L. : Avez-vous rencontré des difficultés à ce moment ? Qu’en est-il aujourd’hui ?
M.H. : Il peut y avoir des difficultés ponctuelles avec les salariés, avec les dirigeants, mais jusqu’à maintenant tout s’est bien arrangé, en ayant des discussions pour trouver des solutions.
On ne connaît pas tous les sports mais on participe à la vie des sections en participant aux assemblées générales, aux grandes manifestations….
En tant que présidents d’association, il faut aussi être vigilant face aux comportements des joueurs, aux débordements, car nous avons un rôle d’éducateur.

J.L. : Quelle place peut prendre une association dans le développement de la ville, selon vous ?
M.H : Les associations à Chantepie c’est un des éléments principaux de l’association de la ville. Cela permet de se faire connaître. Il y a des gens qui font du sport pour leur bien être, pour se faire plaisir, cela représente la moitié des activités. On a aussi besoin à côté de sports de compétition. Il y a des manifestations plus importantes que d’autres, autant il en faut mais il faut que cela soit équilibré, que l’on développe celles qui existent déjà. Notre regret c’est que les Cantepiens ne déplacent pas beaucoup pour venir assister à ces manifestations. À Chantepie il y a des équipes de très haut niveau mais il n’y a pas foule, on a un travail à faire pour faire se déplacer les gens.
J.L. : L’ASC a 40 ans. Vous allez les fêter ?
M.H : Oui, le 28 septembre prochain. Cela va être une journée conviviale regroupant tous les présidents de l’ASC depuis sa création en 1973, avec leurs conjoints. Ce sera la réunion du bénévolat. Une exposition qui relatera les différents moments forts de toutes les sections au cours de ces dernières années sera installée à la Maison Pour Tous pendant une semaine.