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La gestion du handicap

Publié le 01/01/2010

Certaines personnes naissent avec un handicap, ou le subissent un jour, à cause d’une maladie ou d’un accident. Ceci implique des difficultés pour se déplacer, pour agir, pour vivre comme tout le monde. Nous devons tous faire quelque chose pour qu’ils aient la vie la plus normale possible dans notre société.
La thématique du handicap participe également à la politique sociale.
L’équipe municipale souhaite en effet mettre en place des actions de prévention en collaboration avec les réseaux de partenaires qui œuvrent autour du handicap.
Dans le cadre du nouveau projet porté par la ville, nous serons également vigilants sur le respect des règles d’accessibilité.
Ainsi pour nous approprier la loi handicap en vigueur, nous recensons le bâti existant pour en vérifier l’accessibilité et serons force de proposition pour l’améliorer. Ce travail de longue haleine se fera avec l’aide d’une société qui effectuera un diagnostic.
Avec la création de cette commission et la mise en place d’un diagnostic accessibilité, nous devons travailler main dans la main pour rendre notre ville plus agréable à vivre pour toutes les personnes porteuses de quelque handicap que ce soit. Nous mettons tout en œuvre pour que cela puisse être possible.

Martine Lebrun,
Maire-adjointe déléguée aux Personnes âgées

L’AIDE À DOMICILE EN DIRECTION
DES PERSONNES HANDICAPÉES

Crée en 1960, l’ADMR de Cesson Sévigné est une association de services à la personne qui a évolué au rythme des demandes.
Son activité qui était auparavant essentiellement tournée vers la réalisation de prestations de ménage et de repassage se développe pour aller de plus en plus vers l'aide à la personne. En 2008, elle a repris l'activité ADMR sur les communes de Vern-sur-Seiche et Chantepie et est devenue "ADMR Cesson Vern Chantepie".
L’association emploie aujourd’hui 50 salariées et intervient au domicile de 500 personnes : personnes âgées, personnes handicapées et familles.
S'agissant de l'aide dans les actes du quotidien auprès des personnes handicapées physiques, les intervenantes à domicile de l'ADMR apportent leur aide au fil de la journée pour le lever, l'aide à la toilette, l'habillage, la préparation et la prise de repas, les courses, le ménage, l'entretien du linge et le repassage, le coucher.
Afin de permettre le maintien à domicile, les professionnelles de l'ADMR mettent en œuvre un savoir-faire technique mais aussi une relation d'aide basée sur l'écoute et la confiance.
Les salariées sont soutenues dans leur action par une équipe de bénévoles qui évaluent les besoins des personnes, constituent le dossier de prise en charge financière et rendent régulièrement visite aux personnes aidées pour assurer un suivi des interventions. Un partenariat est établi avec les services de soins infirmiers à domicile et les services d'accompagnement médico-social.
 

Le service fonctionne de 7h à 21h. Pour toute demande, vous pouvez contacter le secrétariat, de 9h à 13h et de 14h30 à 17h30 : ADMR Cesson Vern Chantepie - 3A rue de Paris - 35510 CESSON SÉVIGNÉ. Tél. 02 99 83 70 74 - cesson.asso@admr35.org

 

Témoignage de Laëtitia Yvon

Laetitia a 23 ans. Elle est handicapée de naissance.
Josy Lavillonnière : Comment vivez-vous votre nouvelle installation ?
Laëtitia Yvon : « Depuis avril dernier, je vis dans un appartement. Auparavant, j’étais dans un centre de formation à Redon où j’ai été bien préparée pour vivre seule, avec l’aide des auxiliaires de vie.
Je suis très contente d’être à Chantepie qui est proche de Rennes. Je m’y sens bien, c’est calme, il y a tous les commerces de proximité et les commerçants sont accueillants. J’ai aussi plus d’activités qu’avant. Ce qui me fait très plaisir c’est que je peux avoir un chien alors qu’ils étaient interdits au centre. Grâce à l’association Handi’Chiens, peu de temps après mon arrivée, j’ai pu bénéficier de l’assistance d’un chien éduqué. Avant de l’avoir, je me suis renseignée pour savoir si cela ne posait pas de problème aux auxiliaires de vie »
.
J.L. : Catherine, vous faîtes partie des quatre auxiliaires de vie qui se relayent auprès de Laëtitia. Comment avez-vous appréhendé cela ? Quelles sont vos missions ?
Catherine Hue : « L’aide à domicile peut être différente d’une personne à une autre. Nous nous occupons de personnes âgées, nous soulageons les familles dans les tâches ménagères, nous pouvons accompagner un non voyant en promenade, etc. Quand il a fallu aider Laëtitia, c’est vrai que je craignais de ne pas être à la hauteur. Pour me rassurer, la vice-présidente de l’ADMR qui est une ancienne assistance sociale, m’a alors accompagnée durant deux matinées.
Je m’occupe de Laëtitia depuis son installation à Chantepie. À différents moments dans la journée, l’auxiliaire de vie doit est présente. Nous faisons le ménage, préparons les repas, l’aidons pour la toilette, l’administratif, comme aller chercher le courrier, régler un facture. Nous prenons aussi soin de son chien pour le brossage, les repas, des sorties… Cela se passe très bien »
.
J.L. : Laëtitia, vous avez dit avoir plus d’activités qu’auparavant. Qu’est-ce qui vous intéresse ?
L.Y. : « Accompagnée d’une auxiliaire de vie de Handicap 35, je vais régulièrement à la piscine. Je vais aussi quelquefois à Paris pour participer aux réunions de l’Association des Paralysés de France (APF). J’aime bien faire du shopping avec ma mère et aller au cinéma avec mon père. Je suis surtout passionnée de sports que je regarde à la télévision, tels que le football, la natation, le patinage ».
Pour conclure, Laëtitia nous confie qu’elle est très contente de son chien, qui a le droit de l’accompagner partout, sauf à la piscine. Son arrivée a beaucoup changé sa vie, il l’aide beaucoup. Cela lui fait une présence en permanence et il compte vraiment beaucoup pour elle.

Handi'chiens

HANDI’CHIENS (Association Nationale pour l’Education de Chiens d’Assistance aux personnes Handicapées), éduque et offre des chiens d’assistance aux personnes handicapées en fauteuil roulant. L’association fête ses 20 ans cette année.
Spécialement éduqués pour ouvrir et fermer les portes, allumer ou éteindre la lumière, ramasser des objets au sol, soit plus de 50 commandes différentes, ces Golden Retriever et Labradors apportent autonomie et réconfort à leurs maîtres handicapés.
Deux centres de formation existaient jusqu’à ce jour sur Alençon (61) et Lyon (69), un troisième centre flambant neuf a ouvert ses portes le 24 janvier 2003 sur Saint-Brandan grâce à un financement notamment régional et départemental et un quatrième à Vineuil (41).
Les chiots de Handi’Chiens sont achetés dès 2 mois et placés pour 16 mois en familles d’accueil, et déjà une cinquantaine de familles d’accueil bretonnes ont accepté de se lancer dans l’aventure. Bénévoles, ces familles acceptent de socialiser et pré éduquer le jeune chien en assistant à des cours dispensés par les éducateurs de l’association deux fois par mois sur le centre. Tous les frais (vétérinaire, nourriture) sont pris en charge par l’Association. Une délégation sur Bégard a été mise en place en 2007 et un deuxième groupe familles d’accueil vient de débuter avec 4 nouvelles familles.
À 18 mois, le chien retourne au centre pour une formation spécifique de 6 mois avec les éducateurs, avant d’être remis gratuitement à 2 ans à son maître handicapé, par l’intermédiaire d’un stage d’adaptation et de transmission d’une durée de 15 jours.

La Commission communale pour l’accessibilité
aux personnes handicapées

La loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », affirme des droits fondamentaux en termes d’emploi, de scolarité, d’accessibilité et d’accès à de nouvelles prestations sociales pour les personnes handicapées. Mais son ambition va au-delà : la loi handicap veut avant tout promouvoir un changement de comportement, un changement de regard de la société pour une intégration pleine et entière des personnes handicapées.
Cette loi impose aux communes de plus de 5 000 habitants de créer une commission communale pour l'accessibilité aux personnes handicapées dont les missions sont de :

  • dresser le constat de l'état d'accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie communale, des espaces publics.
  • établir un rapport annuel présenté en conseil municipal dans lequel elle pourra faire toutes propositions utiles de nature à améliorer la mise en accessibilité de l'existant.
  • organiser également un système de recensement de l'offre de logements accessibles aux personnes handicapées.

La directive du 13 avril 2006 indique en outre que « la commission joue un rôle consultatif et ne dispose pas elle-même de pouvoir de décision ou de coercition ». Toutefois, le recours à ses connaissances et à son expertise pourra être sollicité en tant que de besoin lors de l’élaboration des schémas directeurs et des plans de mise en accessibilité.
Le Conseil municipal réuni le 15 décembre 2008 validait la création de cette commission pour l’accessibilité des personnes handicapées.
À cette même séance, 5 représentants élus étaient désignés dont quatre pour la majorité : Martine Lebrun, présidente, Jean-Yves Gommelet, Elisabeth Dubois-Lepeltier, Patrick Montgermont et un pour la minorité, Brigitte Roger.

5 représentants des usagers :

  • Renée Planchais représentant les personnes âgées,
  • Cyril Veyssière représentant les malentendants,
  • Cédric Lesné et Didier Rousseville représentant les personnes se déplaçant en fauteuil roulant,
  • Patricia ROUSSEAU représentant les malvoyants.

5 représentants du collectif Handicap 35 :

  • Annie DEMEURE - FNATH
  • Richard FERNANDEZ - ADIMC
  • Tanguy KERVELLA - Handicap 35
  • Laurence QUEFFELEC - APF
  • Christine VEYSSIERE - ADEPEDA.

Cette commission s’est déjà réunie le 8 juillet pour son installation ainsi que le lundi 24 août dernier pour une visite de certains quartiers afin d’identifier les problèmes rencontrés par les personnes handicapés dans leurs trajets quotidiens.

Le diagnostic "accessibilité"

Bien vivre notre Ville et bien vivre ensemble, axes de notre projet municipal, c’est penser les aménagements de voirie et des équipements publics pour permettre à tous d’y cheminer et d’y accéder.

Les enjeux qui s’attachent à l’accessibilité et aux études qui doivent permettre sa mise en œuvre sont particulièrement forts et s’inscrivent dans la dynamique du développement durable :

  • favoriser les modes de déplacement alternatifs, la mobilité des piétons et les usagers des transports en commun,
  • privilégier les aménagements et les espaces publics permettant l’accessibilité,
  • impliquer les multiples acteurs attachés à la chaîne du déplacement,
  • favoriser le maintien à domicile.

Il est donc important de réaliser au préalable un diagnostic précis de l’existant dans chacun des domaines (voirie, espaces publics et bâtiments).

En effet, il ne s’agit pas simplement de travailler sur les normes techniques telles la largeur de trottoirs ou les bordures surbaissées mais bien d’avoir une vision globale sur la chaîne de déplacement vers les équipements publics et les transports en commun afin que chacun puisse s’y rendre en toute sécurité et sans discrimination.
En raison de la technicité propre à chaque domaine, le Conseil municipal du 21 septembre 2009 a décidé le lancement de deux consultations simultanées. Ces procédures ont abouti au choix de deux cabinets, validé lors du Conseil municipal du 16 novembre dernier :

  • le cabinet EGIS Mobilité de Nantes, pour la voirie et les espaces publics,
  • le cabinet A2CH de Cesson-Sévigné, pour le cadre bâti.

Les études se dérouleront sur environ 3 mois et comporteront 4 phases :

  • constitution des groupes de travail
  • réalisation du diagnostic (circuits empruntés ou accès aux bâtiments),
  • définition des préconisations, hiérarchisation et estimation des coûts, des scenarii d’amélioration possible,
  • établissement de la programmation pluriannuelle des travaux à réaliser.

Par cette démarche, nous faisons le choix d’une approche transversale impliquant l’ensemble des acteurs et en particulier la commission communale d’accessibilité dans un processus de concertation ayant pour objectif d’appréhender autrement la ville et ses espaces au plus tard à l’horizon 2015.
Les bâtiments impactés par le diagnostic sont les Établissements recevant du public (E.R.P.) dont la commune est gestionnaire de la 1ère à la 5ème catégorie :

  • les groupes scolaires publics,
  • les salles de sport,
  • la Maison Pour Tous et la Maison des Associations,
  • l’Atrium et le Kiosque,
  • le Centre technique municipal,
  • le terrain des gens du voyage,
  • l’église,
  • la Mairie annexe (CCAS, Direction Aménagements et Travaux, Direction des Services à la Population).

Précisons que l’hôtel de ville a fait l’objet d’un diagnostic accessibilité préalable à la définition des travaux de réhabilitation et que les futurs équipements (Pôle Petite Enfance, École de Musique) ou aménagements de voirie intégreront cette dimension d’accessibilité pour tous, que ce soit dans une démarche de création ou de rénovation.

Concernant les transports, outre l’obtention de la prolongation de la ligne 7 au cœur des nouveaux quartiers, nous travaillons (Élus et Services Techniques) avec Rennes Métropole, E.P.C.I. (Établissement public de coopération intercommunale) ayant cette compétence.
Le changement progressif des abris bus dont les contrats étaient échus, sous maîtrise d’ouvrage Rennes Métropole, procède de cette logique d’accessibilité :

  • éclairage, identification plus claire du réseau et des arrêts,
  • espace de cheminement devant l’arrêt.

Notre prochain objectif est de rendre accessible la ligne 7, en aménageant les quais bus de façon à les rendre compatibles avec les nouveau bus dont Rennes Métropole se dote dans le cadre du renouvellement de la flotte.
Ces bus, outre le fait non négligeable d’être moins polluants et moins bruyants, sont dotés d’une palette rétractable facilitant la montée et la descente des personnes à mobilité réduite (P.M.R.). Il s’agit de créer des quais parfaitement rectilignes d’une longueur de 20 m et d’une hauteur de 18 cm afin de permettre la manœuvre de la palette dans des conditions d’alignement et d’inclinaison règlementaires.
Il est important de rappeler que les personnes ne pouvant pas prendre le bus seules ou accompagnées peuvent faire appel à HandiStar.
Le transport se fait de porte à porte et le coût du trajet est aligné sur celui du ticket STAR 1,20 €.

Intégrer le handicap dans notre société c’est lutter contre toute forme de limitation et de discrimination dans la participation à la vie sociale et professionnelle en rendant la chaîne des déplacements (voirie, espaces publics, transports, cadre bâti) accessible à tous.

Jean-Yves Gommelet,
Maire-adjoint délégué aux Transports, Sécurité, Infrastructures

 

Témoignage de Richard Fernandez, Directeur du Foyer pour personnes handicapées, Résidence de l’Orgerie à Vern-sur-Seiche – ADIMC

Richard Fernandez est une personne atteinte d’infirmité motrice cérébrale. Il est originaire de St Brieuc. Il a 3 enfants âgés de 28 à 21 ans et a beaucoup de plaisir à être grand-père. Son père, réfugié politique, est arrivé après la guerre d’Espagne en Bretagne. Il a rencontré sa mère qui était une vraie bretonne.
C’est un peu par hasard qu’il habite Chantepie à partir de 1993. En effet, il venait d’être nommé directeur du tout nouveau foyer de l’Orgerie à Vern et connaissait bien Rennes où il y a fait ses études. Il a pensé que vivre à Chantepie était un bon compromis, pour sa proximité avec Rennes, et aussi parce qu’il avait un ami qui y vivait déjà.

Josy Lavillonnière : Pouvez-vous nous parler du handicap qui vous touche ?
R.F. : « Je suis handicapé de naissance. Les handicaps comme celui dont je suis atteint peuvent avoir des causes diverses et variées : accident cérébral juste avant et après la naissance (entre moins 9 mois et + 12 mois), pendant l’accouchement (souffrance fœtal, le cordon ombilical qui entoure le cou du bébé), accident après la naissance (le bébé qui tombe de la table à langer, maladies), etc. Tout cela peut provoquer des problèmes cérébraux moteurs, au niveau des commandes musculaires (du gestuel, de la parole). Avec les mêmes problèmes moteurs, le tableau peut être plus compliqué : retard scolaire, déficit intellectuel, etc. En ce qui me concerne, c’est un problème d’incompatibilité rhésus ».
J.L. : Votre handicap a t-il été un frein aux études ?
R.F. : « Nous sommes dans les années 60, à St Brieuc, et malgré mon handicap j’ai réussi à poursuivre des études normalement, dans des écoles classiques et non pour handicapés. J’étais orgueilleux, je voulais être le meilleur à l’école, que ce soit au collège ou au lycée.
Puis j’ai fait des études de sciences économiques à Rennes, puis la faculté de psychologie. En fait, je voulais faire Sciences Po, j’avais réussi le concours d’entrée à l’école. Mais à l’époque, dans les années 75, l’intégration scolaire des handicapés n’était pas très développée. Alors quand ils m’ont vu arriver, il y a eu une barrière et je n’ai pas pu poursuivre ces études.
J’ai alors poursuivi des études de psychologie, à la suite de quoi j’ai été embauché comme psychologue à Landerneau (Finistère). Sur les conseils du directeur médico-social, j’ai suivi une formation pour être aussi directeur. Grâce à cela, j’ai été directeur de foyer dans le Finistère, puis à la création du foyer de l’Orgerie à Vern, l’on m’a proposé ce poste que j’occupe depuis avril 1993.
Je suis l’un des rares directeurs médico-social handicapé. Dans ce secteur, il n’y a pas de postes à responsabilité pour les handicapés, à cause de l’a priori. On n’est pas un directeur comme un autre quand on est une personne handicapée »
.
J.L. : Le fait que vous soyez directeur change t-il le regard des autres ?
R.F. : « Oui et c’est assez impressionnant. Quand je me balade à Vern, à Chantepie ou à Rennes, les gens voient un homme en fauteuil. Ils ont un regard de pitié, un regard misérable. Souvent quand je revois ces mêmes personnes dans mon bureau, le rapport est inversé. Ils viennent pour demander du travail, un avis…, c’est moi qui aide. Les regards sont différents et c’est très curieux. Cela permet d’avoir une certaine philosophie de la vie, qu’est-ce qui est supérieur, inférieur ? On passe d’une position inférieure à une position dite supérieure ».
J.L. : Avez-vous des projets en cours ?
R.F. : « Après la création du foyer de Vern, nous avons ouvert un deuxième à Pipriac, un accueil de jour, un service à domicile. Cela fait travailler environ 100 salariés. Nous allons bientôt mettre en place un troisième foyer à Acigné.
Au 31 décembre 2009, je vais quitter la direction du foyer de l’Orgerie. Il va y avoir une réorganisation de la direction : un siège va être créé à Rennes dont je vais être le secrétaire général. Mon rôle sera de coordonner l’ensemble des structures, dont l’ouverture du foyer à Acigné »
.
J.L. : Vous êtes membre de la commission communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées, représentant du collectif Handicap 35. Qu’attendez-vous de cette commission ?
R.F. : « La loi qui a été votée en 2005 est une loi généreuse, volontariste. Cela va dans le bon sens. Mais avec les réalités financières des communes que l’on connaît, il faut s’armer de patience pour faire petit à petit des aménagements : l’important est que les élus tiennent compte des besoins des citoyens handicapés de la commune.
C’est une bonne chose d’avoir fait appel à des personnes handicapées dans la commission, surtout qu’il y a de plus en plus de personnes en fauteuil à Chantepie. Elles sont bien accueillies, l’intégration y est bonne : il faut que Chantepie soit accessible pour tous à tout »
.

 

La Commission du Handicap et Reclassement du CDG 35,
Centre de gestion du personnel des collectivités locales d’Ille-et-Vilaine

Les élus au conseil d’administration du CDG 35, ont décidé de créer une nouvelle commission intitulée « Commission Handicap et Reclassement » dont j’ai le plaisir d’être membre.
Avec mes collègues, nous avons établi un plan d’action qui a été approuvé par le conseil d’administration du CDG 35 en septembre.
Les actions que nous avons engagées sont de trois ordres :

  • Sensibiliser les élus-employeurs, les partenaires sociaux des Pays de Rennes et Vitré, notamment par la réalisation des supports de communication.
  • Favoriser les recrutements de personnes handicapées par la constitution de fichiers adaptés et en organisant des rendez-vous auprès des maires.
  • Soutenir l’intégration et le maintien dans l’emploi des fonctionnaires territoriaux handicapés. Une équipe pluridisciplinaire a été chargée d’accompagner les collectivités dans leur démarche. Des études de poste de maintien dans l’emploi sont déjà réalisées.

Notre mobilisation reste forte pour 2010, avec des projets de réalisation de brochures et plaquettes, de fiches de bonnes pratiques, de visite d’établissements favorisant la réinsertion des fonctionnaires dans leur poste et l’organisation de nouvelles réunions de sensibilisation.

Grégoire Le Blond
Mairie de Chantepie
Vice-président de Rennes Métropole

 

Handicap 35

Le Collectif Handicap 35, regroupement de 32 associations, représente l’ensemble des familles de handicap (auditif, intellectuel, langage, moteur, psychique, visuel) pour mener ensemble des actions solidaires et complémentaires en faveur des personnes handicapées.
Grâce à une coordination des actions associatives, il permet d’intervenir au niveau politique pour exprimer des besoins et solliciter des solutions adaptées et cohérentes pour toutes les familles de handicap.
Le Collectif Handicap 35 a un rôle transversal complémentaire à celui des associations membres.
Interlocuteur vigilant, il est reconnu pour ses activités auprès des institutions et des pouvoirs publics en Ille et Vilaine, pour la mise en place de mesures en faveur de l’intégration des personnes handicapées dans tous les domaines accessibles aux personnes valides.
Ses représentants siègent dans les instances locales et/ou départementales prenant en compte le handicap, comme à Chantepie, dans la commission « Accessibilité ».
Le collectif est organisé en groupes de travail thématiques :

  • Accessibilité,
  • Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées,
  • Emploi, Accompagnement et Insertion socioprofessionnelle,
  • Scolarité,
  • Suivi de l’application des lois.

Il milite pour une intégration sociale pleine et entière des personnes en situation de handicap :

  • Défendre les droits des personnes handicapées,
  • S’informer et se former à toutes les déficiences,
  • Identifier les besoins pour chaque déficience,
  • Agir et obtenir des évolutions,
  • Porter une parole collective dans les diverses instances.

HandiStar

Témoignage de Pascal Asnard

Josy Lavillonnière : Vous êtes conducteur polyvalent de personnes handicapées à HandiStar. Parlez-nous de votre métier
Pascal Asnard : « J’ai fait différents emplois, souvent en lien avec le secteur médico-social. J’ai travaillé comme ambulancier à Paris pendant 6 ans. Puis en arrivant en Bretagne, j’ai postulé à HandiStar, car je voulais mettre à profit cette expérience et avoir un travail utile socialement. Depuis environ cinq ans, j’assure la prise de réservation et la conduite des personnes handicapées.
Les personnes peuvent faire une réservation au plus tôt une semaine à l’avance et au plus tard la veille avant 20h. En cas d’urgence, il existe un service « Impro jour » valable sur Rennes, où le conducteur gère lui-même son planning et sait s’il peut y répondre favorablement.
Lors des transports, si c’est possible, on essaie de regrouper des personnes en fonction de leur parcours (2 à 3 personnes) mais sans leur créer des désagréments ou des temps d’attente trop longs
».
J. L. : Il y a-t-il une qualité particulière à exercer ?
P. A. : « Il faut être patient et débrouillard. Il faut accompagner les personnes dans les montées et les descentes, pouvoir trouver la bonne adresse, savoir contourner les embouteillages, bien se garer,… ».
J. L. : Recevez-vous une formation spéciale par rapport à ce type de transport ?
P. A. : « En effet, nous avons une formation sur la sensibilisation au handicap. Au cours de la séance nous devons nous mettre dans la peau de la personne handicapée : nous devons nous déplacer par exemple en fauteuil roulant, avec des lunettes qui nous cachent la vue, et ce pour mieux comprendre les difficultés que rencontrent la personne. Nous avons aussi une formation sur la sécurité, la sécurité dans le véhicule pour la personne handicapée (ceinture, accroche du fauteuil), mais aussi par rapport au stationnement, aux autres usagers ».
L’entreprise a une réelle volonté de faire en sorte que tout se passe au mieux, d’aller vers l’amélioration du service. Il y a un grand respect aussi bien du client que des employés. »

J. L. : Avez-vous des liens particuliers avec ces personnes ?
P. A. : « Je suis souvent en relation avec les mêmes personnes, donc des liens se créent au fil du temps, aussi bien au niveau du téléphone qu’au niveau du transport. Lors des réservations, nous les conseillons, les orientons sur les tranches horaires. J’ai le sentiment d’avoir un rôle utile ».

Le clic Alli'ages

Soutenu financièrement par la commune de Chantepie, le CLIC Alli’âges est l’antenne officielle de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) sur l’est et le sud de la couronne rennaise, depuis 2006.
Le CLIC propose un service gratuit d’information, de conseil, d’orientation et de soutien à destination de toutes les personnes concernées par le handicap.
L’équipe du CLIC Alli’âges vous accompagne dans l’expression de votre projet de vie. Elle vous aide à faire valoir vos droits, à constituer les différents dossiers et vous informe de l’état d’avancement de votre demande auprès de la MDPH : Prestation de Compensation du Handicap (PCH), Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH), Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), scolarisation, orientation vers un établissement ou un service médico-social, …
L’équipe vous accompagne dans vos démarches et vous propose un suivi individualisé pour toutes les questions que vous vous posez : auxiliaire de vie sociale, soins, aménagement du logement, du véhicule, aides techniques, carte d’invalidité, de stationnement, …

Le CLIC Alli’âges met également à votre disposition un centre de ressources documentaires, mis à jour régulièrement, afin de vous communiquer les adresses utiles.
Informations pratiques :
CLIC Alli’âges, 1 bis rue de Provence -35135 CHANTEPIE
Ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Tél. : 02 99 77 35 13 – e-mail : alliages@wanadoo.fr
Site internet : http://www.clic-alliages.fr