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Le Bocage Citadin

Publié le 01/03/2013

Construire un nouveau quartier, c’est une réflexion et un travail qui nécessite de l’imagination, de l’écoute, du professionnalisme et du temps.
Voilà pourquoi, depuis 2008, avec l’équipe, nos services et maîtres d’œuvre, nous prenons le temps nécessaire avant de poursuivre l’urbanisation de Chantepie. Le mot « développement » doit se conjuguer avec le mot « équipement ». L’arrivée de nouveaux Cantepiens exige d’adapter notre offre de service, pour répondre aux attentes légitimes de chacun, sans démunir les Cantepiens déjà installés dans la commune.
C’est la raison pour laquelle nous avons attendu l’édification du Pôle Petite enfance, l’installation de l’école de musique dans ses nouveaux locaux, le lancement de l’extension du complexe sportif des Deux Ruisseaux et l’agrandissement de la médiathèque pour avancer sur le projet du Bocage Citadin.
Ce futur quartier, situé à l’est de la commune, au sud du quartier des Neuf Journaux, il s’inscrira dans le bocage existant, qui sera protégé et préservé. Il valorisera le ruisseau du Blosne, qui fait actuellement l’objet d’une étude pour en protéger la bio diversité. Il conciliera habitat et activités, permettant ainsi aux futurs Cantepiens d’avoir l’opportunité de se rapprocher géographiquement de leur travail, en répondant à l’un des objectifs de notre Plan Local d’Urbanisme (PLU) : un habitant = 1 emploi.
Enfin, il accueillera un groupe scolaire pour faire face aux besoins importants que connaît notre commune, du fait de son développement.
Voilà les ambitions du Bocage Citadin. Ces ambitions découlent d’un travail assidu de concertation avec l’ensemble des habitants, entamé en 2009 et poursuivi jusqu’en 2012.
C’est pourquoi ce projet est aussi le vôtre ! Je vous invite à le découvrir.

Grégoire LE BLOND

 

La Première phase du Bocage Citadin

Le quartier du Bocage Citadin va bientôt devenir une réalité.
Cette opération d’urbanisme doit clôturer l’important projet de la ZAC des Rives du Blosne qui a débuté en 2001. Ce projet s’inscrit en continuité des secteurs déjà urbanisés de la Touche Annette, du Chêne Roux et des Neuf Journaux. S’il en reprend certaines caractéristiques il a aussi ses originalités : il s’agit ici moins de construire des logements que de favoriser l’émergence d’une vie de quartier la plus riche possible.
La mise en œuvre du premier maxi lot va être engagée, sachant que l’opération à son achèvement en comprendra huit. Par le terme « maxi lot » nous entendons une masse critique de logements permettant une parfaite maîtrise du paysage urbain et en particulier des cœurs d’îlots végétalisés. Leur qualité spatiale doit être traitée avec autant d’attention que le domaine public.
Ce premier maxi lot devrait accueillir une centaine de logements à majorité de type intermédiaire. Ils seront implantés sur sa périphérie de manière à créer un cœur d’îlot le plus grand possible, calme et largement végétalisé. Les futurs bâtiments viendront donc à proximité des belles haies bocagères présentent sur le site. D’importantes marges de reculs ont été imposées aux promoteurs. Ces retraits ne se contentent pas d’assurer la protection des sujets les plus emblématiques, ils doivent aussi permettre le renouvellement de la haie sur elle-même aux cours des années. Il est aussi prévu la mise en place d’un corridor de biodiversité qui traversera le cœur d’îlot. Il participera à son attractivité et mettra en relation les haies périphériques et le nouveau centre végétalisé.
Les parcs de stationnement privés seront situés sous les constructions. Les circulations automobiles à l’intérieur des ilots seront réduites au strict minimum et dans ce cas elles seront réalisées avec des revêtements perméables afin de renforcer l’ambiance paysagère et d’assurer un bon état sanitaire des plantations.
L’espace public périphérique fera l’objet du plus grand soin. Nous tirerons aussi profit des expériences acquises lors de la réalisation des premiers quartiers de la ZAC : tous les espaces publics d’un maxi lot seront achevés avant d’entamer une nouvelle phase de projet. Dans la mesure du possible nous favoriserons les qualités d’usage du domaine public. Les stationnements seront positionnés longitudinalement le long des rues. Des plantations d’alignements accompagneront la déambulation des piétons. Tout a été fait pour que le trafic de transit soit réduit au maximum, en particulier, un traitement spécifique de la rue doit réduire le passage des véhicules en direction du quartier existant du Chêne Roux.

Yves BORIES
Architecte urbaniste de la ville de Chantepie

 

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Vivre, Travailler, Respirer au Bocage Citadin

Chantepie connaît une croissance urbaine importante depuis maintenant plus de quarante ans. Chacun a pu cependant constater que les modalités de ce développement ont beaucoup varié suivant les époques.
À son tour, le Bocage Citadin annonce une nouvelle ère de l’urbanisation de notre commune. Ce projet est directement inspiré des orientations défendues par la municipalité depuis 2008 afin de répondre simultanément aux enjeux contemporains de l’urbanisme et aux aspirations exprimées par les Cantepiennes et les Cantepiens.
Notre préoccupation première est que la densité du bâti soit bien vécue. Nous savons les engagements pris dans le cadre du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du pays de Rennes, parmi lesquels la construction d’un minimum de 45 logements par hectare urbanisé, afin de préserver les ressources foncières de notre territoire. Mais nous sommes convaincus que cet objectif ambitieux ne nous condamne absolument pas à élever systématiquement des fronts bâtis de cinq étages, ou plus, à perte de vue.

Des logements adaptés aux familles

Aussi a-t-il été décidé que la hauteur des logements collectifs sera limitée par le nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU) à trois étages au-dessus du rez-de-chaussée. Le Bocage Citadin sera ainsi le théâtre d’une répartition harmonieuse entre logements collectifs de taille moyenne, maisons individuelles construites pour l’essentiel en bande et logements intermédiaires en proportion plus élevée que dans les quartiers les plus récents. Le logement intermédiaire est tout à fait pertinent puisqu’il permet une densité suffisante pour économiser le foncier, tout en offrant les caractéristiques d’une maison (entrée individuelle, jardin ou terrasse…). Il facilitera le maintien sur la commune des familles qui s’agrandissent mais qui n’ont pas nécessairement les moyens d’y acheter ou d’y construire une maison individuelle.

 

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Un habitant = un emploi

Ce travail sur la mixité des typologies de constructions se double d’une action résolue de diversification des fonctions urbaines de nos quartiers. En intégrant dans la programmation du Bocage Citadin des activités tertiaires (bureaux) et artisanales, ainsi qu’un équipement public, la municipalité entend apporter un nouvel équilibre au développement quasi-exclusivement résidentiel conduit à Chantepie dans la dernière décennie. C’est tout d’abord un enjeu pour l’animation de nos quartiers, y apporter de la vie, des services de proximité ou encore y créer des opportunités de mutualisation du stationnement. Le Bocage Citadin contribuera ainsi pleinement à cet objectif fort du nouveau PLU : accueillir un nouvel emploi pour chaque nouvel habitant.

Alban KERBOEUF
Conseiller municipal délégué à l’Urbanisme

 

Protéger notre environnement

Cette volonté de favoriser le rapprochement entre zones d’emploi et de résidence inscrit tout à fait le Bocage Citadin dans une logique de développement durable. 
Ainsi, nous faisons complètement nôtre le concept « inscrire la ville dans la nature sans blessure » énoncé dans les années 1970-1980 par André Bonnin, quand nous décidons que le recul des constructions par rapport aux haies bocagères existantes sera augmenté pour permettre, non seulement leur préservation comme c’était le cas par le passé, mais bien pour garantir leur renouvellement naturel à long terme.  C’est dans le même esprit que nous avons totalement retravaillé l’inventaire des zones humides en collaboration étroite avec la police de l’eau, particulièrement autour du ruisseau du Blosne, pour mieux préserver et parfois même recréer lorsqu’ils avaient été détruits par le passé, ces réservoirs de biodiversité situées sur tout le pourtour du Bocage Citadin. Mais c’est au cœur même de ce dernier qu’une trame verte et bleue assurera de véritables continuités écologiques entre ces espaces, au moyen notamment d’un travail spécifique pour l’aménagement de chaque cœur d’îlot.
Comme nous nous y étions engagés, un grand parc sera aménagé à proximité immédiate pour le plus grand plaisir des sportifs et des amoureux de la nature. Ce parc sera un véritable trait d’union en direction des quartiers voisins de la Touche Annette et des Neuf Journaux. Mais l’attractivité que lui conférera sa grande envergure rayonnera sur la ville toute entière. Lieu d’activités et de rencontres pour tous les Cantepiens, cet espace vert renforcera la cohésion de notre cité. Il sera connecté au réseau de toutes les autres coulées vertes qui irradient Chantepie et qui ont si bien contribué à forger son identité caractéristique.L’ensemble du quartier des Rives du Blosne sortira immanquablement et durablement mieux arrimé à notre ville.

 

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Se déplacer au Bocage Citadin

Lors de la concertation préalable à l’élaboration du nouveau quartier du Bocage Citadin à l’est de la commune, à l’automne 2009, vous avez été nombreux à réagir sur la thématique des voies de dessertes et des transports, rejoignant en cela nos préoccupations en matière de sécurisation et de fluidification des déplacements et de mixité des pratiques. Il est vrai que, Chantepie ne disposant pas de voie de contournement, l’entrée Est de la ville est jusqu’à maintenant le siège d’un trafic, essentiellement de transit de l’ordre de 6000 véhicules par jour. Nous devons limiter ce transit. Dès la première phase du Bocage Citadin, il est nécessaire d’y parvenir.

Favoriser les déplacements doux

Il s’agit tout d’abord, dans un souci de développement durable et d’économies d’énergie, de favoriser les modes de déplacements alternatifs à l’automobile lorsque celle-ci n’est pas indispensable. Ainsi les aménagements de voirie intègreront des pistes cyclables et des cheminements piétons bien identifiés connectés au maillage existant afin de continuer à développer les modes doux, de loisirs ou pour se rendre au travail.
De même la promotion de l’utilisation des transports en commun nécessite de prévoir les infrastructures nécessaires à une desserte satisfaisante du nouveau quartier. Le positionnement stratégique de l’arrêt Rosa Parks, terminus actuel de la ligne majeure depuis 2009, et son aménagement en cours autorisent aisément la prolongation de cette ligne vers le Sud.
Nous avons ainsi, en concertation avec Rennes Métropole, défini un tracé et des arrêts accessibles pour tous, à moins de 5 minutes à pied des logements et des activités. La circulation du bus sera favorisée par la réalisation d’une voie exclusivement dédiée, BusWay, au sud du terminus actuel et des commerces et permettant un franchissement de la zone humide qui préservera l’écosystème en étant respectueux de l’environnement. La prolongation de la ligne sera opérationnelle en Septembre 2016, concomitamment avec l’arrivée des premiers habitants de la première phase du Bocage Citadin.

Un maillage efficace 

L’apaisement de la circulation et la réduction du transit passent aussi par la création d’un maillage de voies venant se substituer à l’actuelle route allant de la maison de retraite du Chêne Roux au rond point du Pont Bœuf. Il s’agit bien de supprimer la linéarité de l’entrée de ville de façon à dissuader ce transit et ainsi, de part ces tracés plus complexes, à la vitesse limitée, respectueux de l’aménagement du quartier, de ses îlots et de la mixité des circulations, de garantir la sécurité et le bien être de ses résidents tout en conservant les connexions avec les quartiers existants et bien sûr l’accès au Centre Régional de Gériatrie.

Une traverse urbaine conviviale

Le nouveau réseau viaire ainsi créé permet de reconfigurer fondamentalement la route existante, d’une longueur de 500 m, en la dédiant aux modes de déplacements doux dans une alternance de séquences urbaines et paysagères largement ouvertes sur les cœurs d’îlots. S’y succéderont ainsi des places de rencontre et de convivialité, par exemple au Nord près de l’équipement public, des espaces d’animation en lien avec les activités tertiaires du quartier, des lieux plus intimes facilement appropriables par les habitants et qui permettront des loisirs très divers. La variété des aménagements en feront une traversée urbaine agréable et conviviale qui contribuera grandement à la vie sociale du Bocage Citadin.

Jean-Yves GOMMELET
Adjoint en charge des Transports, Infrastructures et Sécurité