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La ville à la campagne

Publié le 01/05/2010


Vivre à proximité des services d’une capitale régionale (université, TGV, aéroport…) et dans une commune attractive dotée de tous les services qu’ils soient associatifs, sportifs ou commerçants, c’est une attente forte et cela répond aux besoins de chacun d’entre nous.
Mais quand, comme c’est le cas à Chantepie, ces atouts s’ajoutent à une proximité immédiate d’un environnement rural, composé de sentiers ruraux, d’espaces naturels, d’un champ urbain, de vastes espaces agricoles, c’est encore plus de plaisir et de qualité de vie.
La ville de Chantepie a la volonté de préserver cet esprit de ville à la campagne, que ce soit par la présence d’élus de quartier dans les villages et hameaux de notre commune, ou par les investissements réalisés au service de ceux d’entre vous qui vivent à la campagne, particulièrement en voirie et aménagements de sécurité.
Par ailleurs notre réflexion urbaine, consécutive aux réunions de concertations réalisées à l’automne 2009, vise notamment à préserver cet équilibre entre un paysage naturel existant (haies bocagères, cours d’eau…) et les attentes fortes en terme de modernité des logements et qualités environnementales.
Voilà ce qui caractérise la ville à la campagne, thème de notre dossier que je vous invite à découvrir.

Grégoire Le Blond
Maire de Chantepie

 

Interview d’Yves Bories
Urbaniste architecte-conseil de la ville

Josy Lavillonnière : Comment situez-vous Chantepie par rapport à la campagne ?
Yves Bories : « Chantepie a une chance importante, un avantage certain, elle est ni trop près ni trop loin de Rennes, elle est à la bonne distance.
Sur une grande partie du territoire, elle a une relation directe à la campagne. Elle n’est pas une ville de banlieue : c’est un pôle urbain avec une certaine distanciation par rapport à la ville centre, même si elle est très proche. La rocade est perçue comme une coupure pénalisante mais elle évite aussi la confusion entre les tissus urbains des communes limitrophes.
Ce contact direct avec la campagne est aussi dû à la forme du territoire de Chantepie, un territoire naturel qui est très important
».
J.L. : Qu’en est-il du tissu urbain de Chantepie ?
Y. B. : « La ville de Chantepie a été agrandie, toujours en faisant attention à maintenir des zones non urbanisées, ce que j’appelle des « intervalles » et cela n’a jamais été remis en cause. Le tissu urbain de Chantepie n’est pas dense, c’est une dentelle avec une continuité de rues souvent en contact avec les « intervalles ». Ceci fait l’identité de Chantepie, cela lui donne ce caractère de ville à la campagne, de ville aérée.
Comme exemple « d’intervalles», je pourrais citer le parc urbain au centre-ville, la Coulée verte, les haies bocagères des Deux Ruisseaux ainsi que les plaines bocagères du projet des Rives du Blosne.
Il y a une relation particulière de la ville avec le végétal qu’on ne trouve pas dans toutes les villes de la première couronne de Rennes.
Cette dimension, ce tissu urbain fragmenté par des espaces verts, est commune à toutes les phases d’urbanisation ; c’est tout à fait remarquable. Ce qui a changé c’est la nature des projets et leur écriture architecturale mais pas la relation avec la végétation
».
J.L. : Comment ressentez-vous le fait d’insérer des nouveaux quartiers dans l’existant ?
Y. B. : « C’est quelque chose de très positif de poursuivre cette idée de ville aérée, où la dimension paysagère participe à l’intégration harmonieuse des styles architecturaux.
À partir du moment où on a trouvé ces éléments communs à tous les tissus urbains, les nouveaux quartiers vont s’inscrire dans cette continuité et cette relation très forte aux espaces naturels. Les nouveaux quartiers devront être exemplaires en matière de développement durable. On va aussi essayer d’amener une plus grande animation par la présence d’activités compatibles avec l’habitat, pour créer des tissus agréables à vivre. La ville de demain s’imagine aujourd’hui
» conclut-il.

 

Des élus de quartier pour établir un lien de proximité

Marie-Noëlle Brossault

Dans notre commune, sur une population de 8 200 habitants, 20 % vivent à la campagne, dans des hameaux ou des habitats isolés.
Pour certains c’est une obligation, d’autres en ont fait un choix, pour la tranquillité, la proximité avec la nature, quelquefois l’isolement.
En dehors de l’agglomération, la recherche d’une qualité de vie va de pair avec le souhait de bénéficier des avantages de la ville. La présence d’équipements et la facilité d’y accéder sont essentielles à la qualité de cette vie quotidienne.
La municipalité a souhaité, par le biais des élus de quartiers nommés sur les trois secteurs concernés,
« Les Hameaux de Chantepie », « Les Villages du Hil » et « L’Orée du bois », établir un lien de proximité et permettre l’écoute des besoins spécifiques à ces lieux de vie.
Les élus de quartier Jacques Bavent, Yvan de Portzamparc et Marie-Noëlle Brossault œuvrent dans ce sens.

Yvan de Portzamparc

Les travaux de canalisation d’eau ont, à trois reprises, dégradé la voirie et perturbé les habitants des
« Villages du Hil ».
En tant qu’élu de quartier, il m’a incombé d’informer en priorité les riverains des nuisances qu’ils allaient subir et d’envisager avec eux les améliorations à apporter, dans la perspective d’une réfection complète, notamment en terme de sécurité : trottoirs, plateaux, chicanes, etc.
Une première réunion qui s’est tenue le 2 juillet 2008, a permis d’échanger avec les élus concernés,
Jean-Yves Gommelet et Alban Kerboeuf, et de donner au bureau d’étude Temco, chargé du dossier, les souhaits des résidents.
Comme nous nous y étions engagés, une réunion de concertation a eu lieu le 12 mars dernier, au cours de laquelle la société Temco nous a présenté les résultats de son étude, qui intégrait toutes les demandes formulées lors de la première réunion.
Une quarantaine de personnes s’était déplacée et de nombreuses interventions constructives ont permis d’enrichir le projet.
Les travaux étant désormais inscrits au budget, un peu de patience, et après de nouvelles perturbations liées aux travaux, les « Villages du Hil » auront leur nouvelle « voie communale 5 » sécurisée !

Jacques Bavent

Il a fallu traiter au cœur des « Hameaux de Chantepie » un problème de sécurité pour l’accès à l’abri bus de la Chevallerais.
Après s’être déplacés sur le lieu et avoir constaté la dangerosité de l’endroit pour les enfants et les personnes souhaitant emprunter la desserte de bus, les élus, Jean-Yves Gommelet, Jacques
Bavent, Marie-Noëlle Brossault et M. le Maire Grégoire Le Blond ont pu avec les utilisateurs convenir d’une nécessité de sécurisation du lieu.
Cet abri est situé sur la Départementale 463. Le département, auprès du Conseil Général et Rennes Métropole, a été sollicité pour la mise en place d’un chemin piétonnier de part et d’autre de la route de Chateaugiron et envisager un éclairage public sur l’abri bus.
À ce jour, le cheminement d’accès a été réalisé par la commune qui a pris à sa charge ce qui relève de ses compétences. Nous restons en attente de l’éclairage qui est un dossier en cours auprès de Rennes Métropole.

 

Interview de M. Thierry Pigeard, agriculteur

Josy Lavillonnière : Vous êtes Cantepien depuis quand ?
Thierry Pigeard : «Je suis né ici, à la Houizais. Je suis un Cantepien de souche. Mes parents étaient agriculteurs, je les ai remplacés depuis 1979. Mes grands-parents aussi étaient agriculteurs dès 1938.
Je suis installé en GAEC (Groupement agricole pour l’exploitation en commun) avec 2 associés : Didier Bigot et Vincent Haigron, jeune agriculteur de 28 ans.
L’activité de l’exploitation c’est le lait, nous avons 100 vaches laitières ; cela assure un revenu mensuel constant et nous sommes dans une région animale laitière traditionnellement. Pour la nourriture des vaches, nous cultivons du maïs et nous faisons pousser l’herbe et la luzerne ; nous cultivons le blé et le colza pour la vente.
L’installation en GAEC facilite les conditions de travail, un week-end sur trois on se relaie. C’est aussi la solution pour un jeune qui souhaite s’installer comme agriculteur, sinon c’est très difficile
».
J. L. : L’extension de la ville a-t-elle une répercussion sur votre activité ?
T. P. : « Nous avons de la perte de terrain avec le développement de la ville et des difficultés pour en retrouver car toutes les communes aux alentours font la même chose. Or nous souhaitons de plus en plus de terrain pour travailler pour dégager un revenu décent.
Il y a 20 ans, 8 personnes travaillaient sur l’exploitation, maintenant on n’est plus que 3 sur le même nombre d’hectares.
J’ai connu Chantepie avec 1 000 habitants, il n’y avait pas de monde sur la route de Domloup, aucun lotissement.
Il y a 15/20 ans, on ne voyait personne, maintenant, avec le passage des cyclistes, des voitures, il y a plus de restrictions : ne pas salir la route de terre, faire attention lors de l’épandage, etc.
La commune s’est développée et on ne peut pas aller contre ce développement, il faut s’y adapter.
Nous sommes très contents d’être ici. Nous avons la chance d’être à la campagne, d’accéder rapidement au bourg et d’avoir la proximité de Rennes
».

 

Interviews de résidents du quartier des Neuf Journaux

Samuel Mignard (2 enfants)

Josy Lavillonnière : Depuis quand vivez-vous à Chantepie et pourquoi ?
Samuel Mignard : « Cela fait un an que nous sommes arrivés à Chantepie et nous habitons le quartier des Rives du Blosne. Venant de Rennes notre souhait se portait sur une commune de la première couronne. Chantepie est bien située, surtout par rapport à la proximité avec le travail. Cela nous permettait de garder une seule voiture, car je peux aller au travail en vélo ; quand il pleut je peux prendre le bus ».
J. L. : Pensez-vous que Chantepie c’est la ville à la campagne ?
S. M. : « La campagne est vraiment proche. Le lien avec la campagne est visuel et le matin quand on ouvre les rideaux, il y a des traces de la campagne, car on a la vue sur les champs, en hiver notamment.
Quand je suis à vélo, on a les champs d’un côté et la ville de l’autre. Dans le quartier, on voit les haies bocagères qui ont été conservées et à 100 mètres il y a les moutons dans les champs ; c’est agréable. Le quartier est récent, maintenant il reste à la végétation de pousser. Nous sommes très contents de vivre à Chantepie.
À Chantepie il y a tous les services par rapport aux communes périphériques, il y a des commerces de proximité, un vrai centre-bourg. Il reste à faire la liaison entre anciens et nouveaux quartiers
» termine-il.

Sandrine Delime (2 enfants)

Josy Lavillonnière : Avant d’arriver dans ce nouveau quartier où viviez-vous ?
Sandrine Delime : « Nous vivions déjà à Chantepie, nous étions rue de la Garenne. Au mois de juillet, cela fera deux ans que nous habitons ce quartier. Nous sommes les premiers à y être arrivés et nous aimons beaucoup notre lieu de vie. Nous sommes en rez-de-jardin, c’est très pratique et agréable pour les enfants. Il y a un bon voisinage, les enfants sont à peu près tous du même âge et peuvent s’amuser ensemble ».
J. L. : Avez-vous le sentiment que Chantepie c’est la ville à la campagne ?
S. D. : « Oui, on a vraiment cette impression. D’un côté il y a la campagne et de l’autre la ville, ce qui est très apprécié par toute la famille. À quelques mètres de chez nous, il y a les moutons dans les champs.
On n’a pas l’impression d’être excentré par rapport aux autres quartiers et au centre-ville. Quand nous devons nous y rendre cela participe à la ballade avec les enfants. Nous sommes à proximité de tout, la commune est bien desservie : il y a les commerces et services de proximité nécessaires dans le bourg et d’autres dans la zone industrielle sud-est.
Nous aimons beaucoup le lieu où nous avons choisi de vivre
» conclut-elle.